La face sombre du numérique

Le partenariat avec l’AFP a porté ses fruits !

Dans le cadre d’une collaboration avec la célèbre Agence France-Presse, les 24 étudiants du M2 de l’Ecole de journalisme de l’IFP ont finalement publié leurs enquêtes autour du numérique. Voici ce qu’il en est ressorti :

lulea-facebook_m

Constat numéro un : à une époque où les rédactions rétrécissent et font la chasse aux coûts, il est devenu pratiquement impossible même pour les médias les plus grands de mobiliser toute une équipe de journalistes pendant longtemps sur un seul sujet. Le journalisme d’enquête, qui réclame un travail profond et de longue haleine, est le premier à en souffrir.

Deuxième constat: la meilleure façon d’apprendre un métier, c’est de le pratiquer en conditions réelles plutôt que dans l’environnement sous contrôle et prévisible d’une salle de cours.

A partir de ces observations, l’Agence France-Presse et l’Institut Français de Presse, une des écoles de journalisme reconnues par la profession, ont imaginé une expérience : demander à vingt-quatre étudiants en deuxième et dernière année de formation de s’interroger sur la dépendance grandissante de notre société aux nouvelles technologies. Pendant six mois, ces jeunes journalistes ont enquêté sur la « face sombre » des révolutions informatiques.

Le blog AFP Making-of présente aujourd’hui les résultats de leur enquête.

Du deal de quartier aux bitcoins

drogue-web_s

Peut-on acheter tout et n’importe quoi sur internet avec le Bitcoin ? A priori oui, à en croire Axel. Ce jeune homme de 24 ans explore depuis quelques années les coins les plus sombres d’internet, ce qu’on appelle le Darknet. Pour acheter de la drogue avec la devise électronique, rien de plus simple selon lui. Mais attention, le Darknet n’est pas si anonyme qu’il y paraît…

Arnaud Tousch et Clémentine Marchais

L’addiction au pays du « gaming »

electrotheraphy_s

En Corée du Sud, la pression scolaire expliquerait en partie la dépendance aux jeux vidéo. Pour enrayer ce phénomène toujours plus inquiétant, les centres spécialisés se sont multipliés dans tout le pays, sous l’impulsion du gouvernement.

Margaux Couturier et Anissa Hammadi

 

L’eye-tracking entame sa révolution

V021_EyeTracking1903VGRX_TFR_JPEG_sNos téléphones, ces fameux « smartphones », sont aujourd’hui de plus en plus intelligents. A tel point que certains sont capables de détecter des mouvements oculaires, grâce à des dispositifs d’eye tracking intégrés sur leurs objectifs. Moins performante que celle utilisée dans l’aviation et dans le milieu médical, la technologie d’eye tracking développée sur les supports mobiles est dite « déportée », c’est-à-dire placée directement au cœur de l’appareil.

Fabien Fougère et Maxime Vatteble

Data centers : Watt’s wrong ?

comcast-data-center_sBoostés par l’explosion de l’Internet mobile et le développement du « Cloud », les centres de traitement de données sont devenus une des pierres angulaires de notre monde numérique. Problème : ils absorbent en permanence des kilos et des kilos de watts. Energivores, ils sont montrés du doigt comme les nouveaux pollueurs de la planète. Ils tentent donc, à force d’innovations technologiques et architecturales, de limiter leur consommation électrique. Mais un data center peut-il être écologique ?

Marine Manastireanu et Lorène Lavocat

 

Les métaux du numérique, mines de tension

congo-coltan_sIls sont présents en quantités infimes dans nos smartphones, tablettes et ordinateurs. Mais sont si précieux qu’ils génèrent de vives tensions. Seize métaux, la plupart des terres rares, sont indispensables pour produire les technologies numériques les plus avancées. Sources de pouvoir et donc de conflits, ces matières engendrent dès leur extraction des tensions sociales, environnementales, sanitaires, économiques et diplomatiques, entre de multiples acteurs.

Johan Maurice, Jérémy Gabert et Anissa Hammadi

 

Le poison des déchets numériques

claviers-dechets_s

21 kg : c’est la quantité de déchets électroniques produite en moyenne par chaque Français en 2013. Où finissent ces appareils devenus dangereux ? Une partie est recyclée, beaucoup se retrouvent dans des dépotoirs à l’autre bout du monde.

Amandine Debaere et Vanessa Vertus

 

L’école numérique : le cerveau en surchauffe

Photo_3__1__s

L’apprentissage numérique s’est introduit dans 23 « collèges connectés » depuis la rentrée 2013. L’expérience attire les élèves, mais laisse les enseignants plus sceptiques. Entre un coût trop élevé, des inégalités qui persistent, le manque de formation et l’incompatibilité de certains logiciels, le bilan est nuancé.

Louise Bonte et Elodie Vergelati

 

 

De la fracture numérique à la fracture sociale

emmaus-3_sLa boutique « Connexions solidaires », une branche de l’association Emmaüs à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, fournit téléphones, modems, forfaits internet et ordinateurs à prix cassés aux populations les plus fragiles.

Bastien Delaubert et Maxime Bayce

 

Les terres rares chinoises (Made in France)

solvay-terres-rares-5_s

Avec près de 90 % des parts sur le marché mondial, la Chine est le premier producteur de terres rares, précieux métaux essentiels à la fabrication des appareils électroniques. Une position qui crée une dépendance pour les autres puissances. En France, un groupe a décidé de recycler ces minerais.

Timour Aggiouri et Tancrède Bonora

 

 

Le droit à l’oubli numérique, un combat pour les détenus

prison-nantes_sLa divulgation de données personnelles peut être une entrave à la réinsertion professionnelle après une incarcération. Et un danger pendant la détention.

Manon Gauthier-Faure,Tancrède Bonora et Coralie Pierret

 

 

Prix Santé & Citoyenneté

Anissa Hammadi et Margaux Couturier, finalistes du prix Santé & Citoyenneté (2013)

Margaux Couturier (première en partant de la droite) et Anissa Hammadi (deuxième en partant de la droite).

Margaux Couturier (première en partant de la droite) et Anissa Hammadi (deuxième en partant de la droite).

Le prix santé & citoyenneté, prix étudiant du meilleur projet de web-documentaire sur les actions solidaires et citoyennes dans le domaine de la santé, finance la réalisation de projets de web-doc puis, récompense les meilleurs projets réalisés. En 2013, le thème était : « Addictions et Société ». Trois binômes d’étudiants en école de journalisme ont alors reçu, après présentations des projets et une rude sélection, une bourse qui leur permet de réaliser leur webdocumentaire.

Cette année, c’est Anissa et Margaux, qui ont été sélectionnées pour partir en Corée du Sud. Objectif : enquêter sur les cyber-addictions des Coréens.

Anissa Hammadi (promo 2014) est passée par les rédactions du Parisien, du Monde, de La Croix, du Quotidien de La Réunion et d’El Watan Week-End. Actuellement à Jeune Afrique, son sujet de prédilection, c’est l’actualité internationale.

Margaux Couturier (promo 2014) est passée par les rédactions du Parisien, de La Croix et de LCI, sous la double étiquette de caméraman et de rédactrice. Aujourd’hui, elle est repartie travailler plusieurs mois pour la société de production Hikari à Séoul.

Vous pouvez trouver l’ensemble du web-documentaire à cette adresse :

« Bienvenue sur Game-Overdose en Corée du Sud. La partie peut commencer« 

« En réalisant cette enquête pendant trois mois, nous nous sommes rendues compte des limites de l’action du gouvernement. Le jeu vidéo est dans le pays l’une des industries les plus rentables. Pourtant, l’Etat risque de freiner cette dynamique avec sa série de lois “punitives”. Mais le mal est-il vraiment pris à la racine ? En discutant avec des médecins et des joueurs, il est clair que cette dépendance n’est que le symptôme d’un mal être plus profond. Celui d’avoir très peu de temps libre après des cours extrêmement stressants. En somme, le jeu vidéo est une addiction refuge.  Après des dizaines de courriels échangés, le parti Saenuri a finalement refusé de s’exprimer sur le sujet. Retisser le lien avec la famille, réduire le temps de travail scolaire tout comme le poids de l’éducation privée, voilà peut-être des pistes plus bénéfiques et plus cohérentes pour les patients.« 

Margaux et Anissa.

COSMOS N°3, le mag des étudiants, est en ligne

La rédaction de Cosmos numéro 3 au moment du bouclage.

La rédaction de Cosmos numéro 3 au moment du bouclage.

Chaque année, les étudiants de deuxième année en spécialisation presse écrite produisent un numéro de COSMOS, leur magazine. Sous la direction de Fabien Rocha, les étudiants ont en deux semaines rédigé et maquetté l’intégralité des articles.

Voici le resultat :

COSMOS numéro 3 / IFP

Cliquer sur la couverture pour lire le magazine

Sommaire COSMOSVous pouvez aussi lire le making-of de l’édition précédente , ou consulter les anciens numéros.

Droit de vote des étrangers, la promesse oubliée?

Présentation du dossier Presse Ecrite réalisé par les étudiants de la promotion 2013 

Par Françoise Fressoz, journaliste au Monde et professeur associé à l’Ecole de Journalisme de l’IFP

banière dossier IFP2

Cliquer sur la bannière pour lire le dossier

Le droit de vote des étrangers aux élections locales. François Hollande en avait fait une de ses promesses de campagne, exactement comme François Mitterrand trente et un an plus tôt. A peine élu, il l’a oubliée exactement comme François Mitterrand.

Cette étrange répétition méritait d’être éclairée. Treize étudiants de la promotion 2013 de l’IFP ont enquêté. Ils avaient une semaine pour le faire avec pour seul impératif d’utiliser tous les styles journalistiques à leur disposition : la synthèse, l’analyse, la mise en perspective historique, le reportage, l’interview, l’enquête, l’éditorial, etc.

Le résultat est saisissant: c’est une plongée dans une France inquiète et crispée où «l’autre» a de plus en plus de mal à trouver sa place. A lire comme un avertissement.

Cosmos, le webmagazine de l’école de journalisme de l’IFP

« La recette d’un bon magazine ? Un minimum de passion, pas mal de travail et beaucoup de rigueur »

(Cliquer sur la couverture pour lire le magazine.) 

Entretien avec Fabien Rocha

Les étudiants de seconde année ont réalisé un webmagazine en mars 2012, Cosmos2. Fabien Rocha, leur référent, est professeur associé à l’Ecole de journalisme de l’IFP. Fabien a travaillé près de quinze ans en presse quotidienne régionale et nationale, dont dix ans au Figaro. Aujourd’hui, il est auteur et éditeur indépendant, producteur d’objets numériques. Il s’apprête à lancer un trimestriel. 

Le webmag n’a pas l’intensité du journal école quotidien, mais c’est une session marquante pour les M2…

Moins intense, ça reste à voir… En fait, cet exercice vise notamment à valider la capacité à gérer le temps et le gong du bouclage, cette fois-ci il est vrai, sur un cycle plus long mais qui ne pardonne pas moins la faute d’organisation ou de planification. On oublie souvent  cette capacité indispensable du journaliste : la capacité à traiter une information selon un format donné et un planning intraitable. 

Quel était le « contrat » cette année ?

Du bel ouvrage ! Sur le fond et sur la forme, les deux étant bien entendu indissociables et entrelacés (voir les cours d’édition).  A ce stade, ce n’est plus à moi de dire si nous y sommes parvenus, c’est au lecteur !

Mais je conçois l’exercice comme la démonstration qu’ils se font à eux mêmes qu’ils sont désormais capables de créer et de faire vivre une entreprise de ce type. En clair, ils sont supposés en deux ans avoir acquis un outil (de pensée, technique, graphique, etc.) d’une grande puissance. Ils doivent être devenus professionnels. A minima, ils ont à tout le moins développé des qualités qui leur permettent aujourd’hui de juger si une publication est « bien » ou… pas. Mais tout est toujours plus compliqué que quelques formules ! « Faire » de la presse demande un investissement constant et une créativité de saltimbanques. 

Des saltimbanques, dis-tu ?

Mutadis mutandis. Dans la « vieille presse française de qualité », saltimbanque était presque un compliment : dans cette catégorie, on plaçait Hemingway, Bodard, Blondin et d’autres vieilles gloires plus locales. Dans un autre genre : Bouvard et ses rolls, Labro et son regard bleu glacé… Mais attention, saltimbanque ne veut pas dire imprécis : il en faut de l’agilité pour jongler ! Imaginatif, un peu foutraque mais à l’heure sur le rendu de copie, avec de l’honnêteté, de la curiosité et de la conscience professionnelle, avec un peu de « gnac » par dessus et éventuellement de la verve !

Quel bilan tires-tu de Cosmos2 ?

On ne peut pas réaliser ce genre de publication sans un minimum de passion, pas mal de travail et beaucoup de rigueur. Je crois qu’ils ont fait preuve de tout ça, et j’espère aussi qu’ils se sont bien amusés, comme moi.

Des points à améliorer encore ?

Les mêmes qu’à la question précédente, sans oublier le plaisir dans le travail, parfois difficile à conserver mais primordial, non ?

Si tu avais à distinguer le (ou les) meilleur(s) article(s), lequel (lesquels) choisirais-tu et pourquoi ?

Difficile à dire, le niveau est assez homogène… Marion et le Halal, où comment démonter la com’ politique par la pratique du journalisme. Léonor et ses portraits de Bengalais (voir photo ci-dessous) : il y a plus éloquent que le froid factuel. Mais dans Cosmos2, on parle Chinois, avatars, marmots, bigots… Il y en a pour tous les goûts.

La prochaine étape, c’est la tablette. Qu’en sera-t-il ?

La filière « Nouvelles formes d’écriture » – qui propose notamment la session Cosmos et Webdocumentaire – est aussi une réflexion sur « la grande convergence » : comment le texte, l’image, la video, le son peuvent-ils se combiner au service du journalisme. Le numérique est l’instigateur de cette convergence, les tablettes pourraient bien être son creuset. L’école de journalisme de l’Institut Français de Presse est prête.

Tu viens avec le mag d’achever tes enseignements à l’IFP, quelles sont tes aventures professionnelles actuelles ?

Je prépare la sortie d’une publication pour tablettes. Je crois que ce format d’avenir peut proposer des développements passionnants pour le journalisme.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Legavre, directeur de l’Ecole de journalisme de l’IFP, en mai 2012. 


Expresso, un quotidien grandeur nature

Entretien avec REMY BELLON et FABIEN ROCHA

Comme chaque année, en février, les étudiants de M1 ont réalisé pendant deux semaines un quotidien école grandeur nature. Juste avant de plonger dans les rédactions pour un stage d’un mois. Les deux journalistes en charge de la session reviennent sur l’aventure. Ils nous disent aussi quels articles ils ont particulièrement appréciés. Rémy Bellon est journaliste aux Informations générales en charge des questions de police-securité à l’AFP et Fabien Rocha, professeur associé à l’école de journalisme. Il a travaillé près de quinze ans en presse quotidienne régionale et nationale, dont dix ans au Figaro. Il est aujourd’hui auteur et éditeur indépendant, producteur d’objets numériques.

Un journal école, c’est un moment important : un quotidien à « sortir » chaque jour pendant deux semaines avec une rédaction de 24 journalistes en herbe…

… et qui se frottent à cet exercice pratique après plus d’un trimestre où il y a eu beaucoup de théorie, de fondamentaux sur le et les métiers de journaliste, de l’agence de presse à l’édition en passant par le web. C’est un peu une plongée dans le grand bain, un grand saut,  avant des stages dans différents médias. Le quotidien école est – ou doit être – une préparation à ce que vont vivre, grandeur nature, les étudiants. La mise en pratique d’acquis à un rythme soutenu : il faut sortir un journal de 12 pages, tous les jours, en collant au plus près de l’actualité quitte à changer la « une » ou ses angles de papier si elle le commande. Une actualité nationale, internationale et « l’éco » ou les sports, des domaines parfois très ardus et pointus. Chaque journaliste a pu changer de rubrique et de service ; être polyvalent. Et tous ont été éditeurs.

Comment a évolué le groupe ?

Passé le premier jour où il y a eu quelques balbutiements, il est resté soudé, n’a jamais cédé au stress et a vite compris surtout qu‘il s’agissait de faire des phrases simples – « sujet, verbe complément », leur a-t-on rabâché – afin de se faire comprendre de son lecteur. Cela n’a pas toujours été simple ni évident au début. Mieux à la fin. Ce sera parfait durant les stages !

La fatigue, le stress du bouclage ou le regard des pairs n’ont pas suscité de « frottements » ?

Fatigue et stress non, même avec l’informatique qui joue des tours et peut vous faire perdre une page au montage en un clin d’œil. Plus de peur que de mal. Il n’est pas toujours simple de faire travailler ensemble 24 journalistes aux personnalités différentes. Mais, s’il y a eu des discussions parfois un peu vives sur les « unes » ou des angles et sujets de « papiers », ce fut toujours dans la bonne humeur,  avec intelligence et  un très grand professionnalisme.

Des points à améliorer encore ?

Il aurait fallu être plus exigeant sur la relecture et les inévitables « coquilles ». Etre plus exigeant également sur tout ce qui concerne billets d’humeur et informations insolites qui demandent plus de rigueur que d’autres « papiers » plus classiques et peuvent parfois déraper. Heureusement, le professionnalisme l’a globalement emporté. Là encore…

Vous avez particulièrement apprécié un des quotidiens qui vous semblait supérieur aux autres et plusieurs articles, vous pouvez nous en dire un peu plus ?

Le quotidien choisi – le n° 3 – est le mieux équilibré. Avec des angles intéressants sur de nombreux sujets. Et pas trop de « coquilles » ! Quant aux quelques articles, le choix a été difficile. Il y a un reportage à Bondy où les journalistes ont rivalisé d’ingéniosité pour transmettre leur « papier », très vivant,  en temps et en heure (une exclusivité). Exclusivité aussi l’interview des Cow-boys Fringants, entre deux portes – donc un peu rapide – lors de leur passage à l’Olympia, excusez du peu. Deux critiques de films, un genre difficile. Une analyse du modèle allemand que ne renieraient pas de grands quotidiens et une autre sur Homs sous les bombes avec des spécialistes interrogés sur le sujet, ce que nous avons fait à plusieurs reprises et dans tous les domaines.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Legavre, directeur de l’Ecole de journalisme de l’IFP.

Le quotidien sélectionné :  le n° 3

(Cliquer sur la « une » pour lire le journal.) 

Les articles sélectionnés :

n° 2 page 2 : 200 âmes dans une clinique fantôme (France) par Kim Lévy et Nathalie Tissot

n°2 page 8 : Elles, moi et  moi  (Culture) par Charlotte Staub

n° 6 page 6 : La face cachée du modèle allemand (Economie) par Vincent Bouquet

n° 7 page 4 : Homs champ de bataille (Etranger) par Aurore Dupont

n° 7 page 8 : Vous avez un nouveau message (Culture) par Sara Taleb

n° 7 page 10 : On est des outsiders, interview des Cow-boys Fringants (Entretien) par Nathalie Tissot et Pierre Labrunie

Tous les numéros d’Expresso sont lisibles à cette adresse : http://issuu.com/ifpparis2